Equipmag 2014 – Les 5 typologies de consommateurs
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Equipmag 2014 – Les 5 typologies de consommateurs

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Equipmag 2014 – Les 5 typologies de consommateurs
A l’occasion du lancement d’EquipMag 2014 qui se tiendra du 16 au 18 septembre prochain à Paris, l’agence de détection des tendances Soon Soon Soon a présenté ses nouvelles typologies de consommateurs. Présentation des nouveaux consommateurs vus par Soon Soon Soon.

Le Vigi-Shopper ou « Watcher »

Le Vigi-Shopper ou « le watcheur » (35 % de la population) cherche à s’assurer de la sincérité des marques. Il vérifiera que les informations qu’elles communiquent via leurs emballages ou leurs publicités sont conformes à la réalité des faits. C’est un consommateur attentif à la qualité sanitaire des produits, à leur traçabilité, aux labels. Ce n’est pas un achteur particulièrement connecté, mais il saura saisir les opportunités technologiques si celles-ci lui permettent de percer les mystères des processus de production. Pour faciliter l’acte d’achat, les marques ont tout intérêt, selon Soon Soon Soon, à lui donner les informations les plus pertinentes, les plus claires et les plus rapides possibles.

Exemples retail

– Dans les boutiques de vêtements Moosejaw, les vendeurs disposent d’une application sur tablettes pour comparer avec les clients les prix proposés sur internet. Ils peuvent non seulement s’aligner sur les prix les plus bas mais aussi créditer les clients de points de fidélité.
– TokyWoky est une solution qui permet à n’importe quel site de vente d’incorporer un espace social permettant au visiteur d’accéder aux conseils de sa communauté avant d’acheter.
– L’enseigne américaine Best Buy a développé un système exclusif de relation client basé sur twitter. Composée de vendeurs volontaires, la @twelpforce s’emploie à répondre quasi instantanément à toutes les questions.

Le Slow-Shopper

Le Slow-Shopper ou careshopper (14 % de la population) est un consommateur amoureux des « petits » producteurs, utilisant les circuits courts pour s’approvisionner. Il s’implique dans le choix de ses produits afin de préserver l’économie locale, l’environnement, et certaines formes de traditions liées au savoir-vivre. Se rapprochant le plus près du fameux «bobo», le Slow-Shopper croit dans le commerce de proximité, respecte un certain nombre de principes environnementaux et sociaux, sans pour autant y donner une dimension militante. Consommateur informé, il est sensible aux enjeux de l’économie de partage  (« sharing economy ») et prend plaisir à faire son marché ou à chiner sur une brocante. Pour l’agence Soon Soon Soon, les marques peuvent lui proposer de transformer l’acte d’achat en acte « zen » de déconnexion en lui proposant de le ralentir et de faire de son séjour en boutique un moment de sérénité.
Exemples Retail

– Pour faire patienter intelligemment ses clients, l’éditeur thaïlandais A Book et l’agence de pub BBDO ont créé le premier ticket de file d’attente qui affiche un extrait de roman dont la longueur dépend de l’attente estimée.
– A Brooklyn, le restaurant Eat impose une fois par semaine le silence à ceux qui viennent découvrir ses menus bio et locaux. Interdiction de parler ni de téléphoner.
– Grand magasin londonien, Selfridges a fait disparaître de ses rayons tous les logos le temps d’une opération intitulée « No-noise» afin de favoriser une expérience client débarrassée des intrusions publicitaires.
– Epicerie berlinoise, Original Unverpackt propose la vente alimentaire aux poids sans emballage. Les clients utilisent leurs propres récipients pour le transport.

Le Social-Shopper

Le Social-Shopper, alias l’influenceur (7 % de la population), est un ultra-connecté. Sur la Toile, il soigne son image, raconte à sa communauté ses achats qu’il met en scène dans des vidéos-tutoriels ou des selfies avec son panier. C’est aussi un consommateur-expert, un semi-pro, et les forums et les blogs lui permettent de faire la démonstration de sa parfaite connaissance des sujets. Early-adopter, il est le premier à faire usage des nouvelles technos connectées. C’est aussi un féru des ventes privées et des plateformes de crowdfunding de type Kickstarter ou KissKissBankBank car celles-ci lui permettent d’acquérir des objets exclusifs avant même leur lancement sur le marché. Comme, par exempe,Pono, le baladeur anti-mp3 de Neil Young.
Afin de transformer ce Social-Shopper en véritable ambassadeur de leur marque, Soon Soon Soon conseille aux enseignes de lui offrir en magasin tous les moyens technologiques pour qu’il s’exprime librement. Comme le Tweetmiror qui permet d’échanger avec ses amis pour choisir un vêtement en direct depuis les cabines d’essayage ou les cintres connectés qui affichent le nombre de likes d’un article. Le top : les boutiques où l’on paye avec un avis sur Facebook.
Exemples Retail

– Where to Get It est à la fois un site et une application de crowdsourcing qui permet de retrouver les vêtements portés par les stars ou trouvés sur les photos d’un magazine.
– The Selectionnist est un site qui permet à l’internaute de repérer un vêtement, un produit de beauté ou un objet dans un magazine et de l’acheter en ligne.
– Monoprix a disposé sur ces articles de prêt-à-porter des flash codes permettant aux visiteurs d’épingler un produit sur Pinterest.
– FreeMe est un programme de fidélisation de l’enseigne de vêtements Urban Outfitters sur la base de selfies et de photos de consommateurs.

L’Emo-shopper

Addict de l’effet whaou, l’Emo-shopper (12 % de la population) cherche à vivre un moment intense, un moment inoubliable. Il voit dans la consommation une occasion de plaisir et d’expérience inédite, riche en émotions. Aimant être surpris, l’Emo-shopper est à la recherche des boutiques univers qui l’immergent dans un monde bien loin de son quotidien. C’est lui encore qui va chercher des nouveaux moyens de paiement comme payer avec un sourire comme cela c’est déjà vu dans certaines opérations de communication. Pour Soon Soon Soon, l’Emo-Shopper peut se révéler être un très bon ambassadeur pour une marque ou une enseigne, si celles-ci lui ont permis de vivre un moment agréable ou inédit.
Exemples Retail

– Lancée par LVMH, la plateforme Nowness permet de regarder des vidéos « shoppables » et d’acheter les vêtements de luxe portés par les acteurs grâce à une fonctionnalité « click to buy ».
– Hointer, startup de Seattle, a ouvert une boutique de fringues sans aucun contact avec un vendeur. Le consommateur scanne l’étiquette du jean, indique sa taille et la couleur désirée, l’essaie puis l’achète à l’une des caisses automatiques.
– Volkswagen a lancé un site qui sur le principe d’un site de rencontres amoureuses propose aux internautes de trouver leur voiture parfaite en fonction de la couleur, des options disponibles, de son budget…
– Look Mum, No Hands est est un vélo-café. Ouvert à Londres, ce bar à au décor entièrement dédié à la petite reine permet de siroter un expresso tout en faisant réparer son vélo ou en achetant un nouvel accessoire.

L’Alter-Shopper

Adepte des Fab Labs, des imprimantes 3D et du « dot it yourself », l’Alter-Shopper ou « norm-core » (32 % de la population) est un consommateur féru des circuits alternatifs. Cherchant à se tenir à l’écart du monde consumériste, il limite autant que possible ses possessions matérielles et s’équipe auprès des enseignes les plus classiques. Une forme d’ascétisme qu’incarnait Steve Jobs avec son uniforme immuable col roulé noir, jean et baskets.
Pour toucher ces consommateurs, Soon Soon Soon conseille aux marques et aux enseignes de faciliter l’acte d’achat au maximum, en le concentrant sur la partie strictement fonctionnelle du produit. L’achat en ligne correspond bien aux usages de ces Alter-Shoppers. En boutique, les parcours d’achat doivent être simples et rapides en focalisant la communication sur le bénéfice produit et non sur les expériences d’usage ou d’achat.
Exemples Retail

– Carrotmob propose aux consommateurs de donner du sens à leurs dépenses en soutenant des initiatives locales. Des groupes vont, par exemple, soutenir un restaurateur en allant dîner chez lui, parce que celui-ci envisage de s’équiper d’un système de recyclage de ses huiles de friture.
– Plateforme de crowdshopping, WorldCraze permet de solliciter une communauté de voyageurs pour acheter à l’étranger un produit introuvable dans son pays, ou pour bénéficier d’un tarif ou d’un taux de change avantageux.
– Basée à Laval, la boutique Néoshop vend des produits tout juste sortis des ateliers de prototypage. Un moyen pour les startups de tester leurs innovations auprès du grand public.
– Startup de San Francisco, Yerdle invite l’internaute à prêter ses outils, vêtements et autres appareils ménagers afin de bénéficier, en retour, des objets possédés par sa communauté.

 

David BARTHE

Pour en savoir plus :

SoonSoonSoon

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