Le e-commerce m’a tuer … : vrai procès ou alibi ?
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Le e-commerce m’a tuer … : vrai procès ou alibi ?

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Le e-commerce m’a tuer … : vrai procès ou alibi ?

Nous essayons, depuis l’origine de ce blog, de montrer comment le retail physique ou traditionnel peut et pourra tirer parti des formidables opportunités offertes par le numérique pour se développer.

Les fermetures dramatiques de Virgin et Game, la fragilité de la Fnac, ne doivent pas occulter que, au-delà des discours sur le thème « Amazon qui ne paie pas d’impôt en France m’a tuer », il s’agit bien de choix stratégiques qui n’ont pas suffisamment pris en compte le potentiel du web 2.0 et des mutations des modes de consommation.

Tous les conseils en stratégie connaissent le « cycle de vie du produit » qui impose que lorsque l’entreprise est en zone de confort, avec le passage du produit du statut « star » au statut « vache à lait », elle doit réfléchir au prochain produit qui lui permettra de poursuivre son développement.

Une étude réalisée par PwC China « Demystifying the online shopper 10 myths of multichannel retailing » et publiée en janvier 2013 apporte un regard intéressant sur les tendances du Retail 3.0 et de ses rapports avec le Retail traditionnel et physique.

L’étude réalisée par PwC porte sur plus de 11 000 acheteurs en ligne dans 11 pays sur 3 continents (économies matures et émergentes) et son intérêt, au-delà de l’aspect géographique est d’essayer de mesurer la réalité de 10 mythes du commerce connecté. Parmi ceux-ci :

– les médias sociaux constituent une source d’informations mais encore un outil de génération de trafic et d’interaction retail entre le consommateur et la marque ou l’enseigne ;

– confirmation du fait que les consommateurs recherchent de plus en plus en ligne mais préfèrent acheter dans un magasin physique ;

– les commerçants « nationaux ou locaux » auront toujours une légitimité et du potentiel business face aux plates-formes mondiales de commerce en ligne même si ces derniers territorialisent leurs offres ;

– le prix n’est pas le seul critère pris en compte par les consommateurs qui recherchent aussi l’innovation, la qualité, …

– la tablette n’a pas encore pris la place du PC dans l’acte de recherche et d’achat en ligne ;

– la Chine constitue un marché spécifique à bien des égards, puisque 56% des consommateurs chinois ont réalisés des achats en ligne via une plateforme de médias sociaux, contre une moyenne mondiale de 24%

Autre fait marquant, la tendance des cyberconsommateurs à acheter directement sur le site de marque au lieu de passer par des plate-formes de e-commerce : plus d’une personne interrogée sur 3, avec 52% aux Etats-Unis et 56% en Chine.

 

Comme le montre le graphique 3 ci-dessus, une majorité de consommateurs continuent à acheter dans le point de vente, après avoir souvent utiliser internet afin de chercher des informations sur le produit. En France, ce sont près de 20% des personnes interrogées qui déclarent ne jamais acheter en ligne (graphique 4).

Au final, l’enjeu est bien pour les commerçants d’intégrer au mieux les outils numériques dans leur stratégie retail, qu’il s’agisse d’interaction avec les consommateurs (médias sociaux), de promotion des produits ou de vente en ligne.

 

David BARTHE

 

Télécharger l’étude PwC China« Demystifying the online shopper 10 myths of multichannel retailing »

 

One Comment

  • Frédéric TILLIERE dit :

    Intéressant, merci. Concernant le critère prix, des études antérieures (européennes il me semble…) avaient fait ressortir le besoin de personnalisation et d’un meilleur niveau de services qui favoriseraient donc l’achat avant le prix bas. Tout cela est aussi lié au facteur « risque d’achat » plus ou moins élevé. Et souvent on réduit le risque on finalisant l’achat en boutique, Et si en plus, on retrouve en prime plus de service en boutique…

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